Extrait de BioContact N°113 - avril 2002 - dossier Lumière et Santé

Casser Ses Lunettes Peut Être Une Chance…

L'auteur, John Ott, photographe indépendant et très réputé aux Etats-Unis, avait pour spécialité les séquences de vues de la vie des plantes. Disney et des chaînes de télévision comptaient parmi ses clients.

(…) L'arthrite qui gagnait mes cuisses rendait de plus en plus difficile le transport d'un projecteur sur les lieux de conférence ou même la montée et la descente des escaliers du sous-sol.

Plusieurs médecins m'avaient recommandé de porter une grande attelle en métal et m'informèrent qu'une prothèse pour hanche serait nécessaire d'ici peu. Par conséquent, ma femme et moi envisagions sérieusement de déménager dans une maison sur un seul niveau afin d'éviter le problème des escaliers.

Mais le studio de prises de vues représentait une réelle difficulté, dans le mesure où il serait très difficile et coûteux à déplacer. Entre-temps, deux voyages pour des conférences m'emmenèrent en Floride pendant deux hivers successifs. Alors que j'étais là-bas, je passais le plus de temps possible sur la plage pour voir si le fait de me prélasser au soleil pouvait éventuellement atténuer mon arthrite. On racontait beaucoup de choses autour de l'arthrite et de l'influence que peut avoir le climat sur celle-ci, mais quand bien même j'aurais aimé cette bonne excuse pour passer plus de temps en Floride pendant l'hiver, je n'ai à vrai dire pas remarqué le moindre bienfait.

(…) Quand je conduisais ou que j'étais sur la plage, je faisais toujours extrêmement attention de porter mes lunettes sombres pour éviter toute fatigue des yeux, car ces derniers étaient très sensibles au fort rayonnement du soleil.

Les seules autres fois où mon arthrite m'a semblé être bien plus pénible, furent après mon habituel programme télévisé chaque semaine et quand je suivais son tournage, le lendemain dans mon garage converti en studio. Dans ce cas présent, je pouvais peut-être donner raison aux médecins qui disaient que c'était les nerfs et la fatigue, mais davantage d'aspirine, en principe, m'aurait aidé considérablement. On ne pouvait pas trouver d'autre explication à mon inconfort arthritique et il ne s'agissait pas non plus de mon régime alimentaire. Nombre d'amis pleins de compassion m'apportèrent différents remèdes, grogs, cachets de vitamines qui avaient soigné quelque parent éloigné. Dans mon cas, il s'agissait certainement d'un autre type d'arthrite, car aucun de ces remèdes ne m'aidait. Les bains chauds étaient relaxants mais pas vraiment efficaces. Les injections d'extraits glandulaires augmentaient la douleur pendant les premiers un ou deux jours, puis permettaient seulement quatre ou cinq jours de soulagement. Ensuite, l'arthrite était de retour. Je me suis beaucoup aidé d'une canne pour soulager le poids que portait ma cuisse, mais après l'avoir utilisée pendant plus de deux ans, je commençais à avoir des problèmes au coude. Je faisais des tours de vélo dans le jardin, entre la maison, l'abri à outils et la serre. C'était un vélo de femme car plus facile pour moi à utiliser.

Alors que la question de savoir quoi faire pour mon problème de santé devenait toujours plus préoccupante, un jour, je brisai mes lunettes. Alors que j'attendais que l'on m'ait confectionné une nouvelle paire, je mis mes lunettes de rechange. La pièce reposant sur le nez était un peu trop serrée et me gênait, aussi les ai-je retirées la plupart du temps. Il avait fait beau pendant plusieurs jours et je fis de mon mieux quelques petits travaux d'extérieur, avec ma canne dans une main. Soudain un jour, j'ai senti que je n'avais plus besoin de ma canne. Mon coude allait bien et ma cuisse ne me gênait plus, bien que je n'aie pris davantage d'aspirine. Il était difficile d'imaginer que mon arthrite ait autant diminué. Cela faisait trois ou quatre ans que ma cuisse ne s'était pas sentie aussi bien. Je faisais des allées et venues à pied dans le jardin. Au bout d'un quart d'heure, j'avais dû faire l'équivalent d'un mile. Je courus dans la maison et montai les escaliers deux par deux pour tout raconter à ma femme. Elle m'avait regardé par la fenêtre et s'était inquiétée. Avais-je de nouveau égaré ma canne ? Et pourquoi toutes ces allées et venues sans mes lunettes ? C'était peu avant Noël et - comme je lui ai dit - si elle voulait bien un peu se hâter de finir ses achats de Noël, nous pourrions, entre les enregistrements d'émissions, partir une semaine en Floride. Je voulais de nouveau m'asseoir au soleil sans lunettes. Et trois jours plus tard, nous étions dans un avion en direction du Sud.

Pendant cette semaine-là le temps était très froid ; en fait, je devais porter un par-dessus la plupart du temps. Cependant, il était possible de rester dehors toute la journée sous la lumière naturelle du soleil, sans lunettes teintées. Je faisais en permanence attention à ne pas fatiguer mes yeux avec trop de lumière et je ne regardais jamais le soleil directement à moins qu'il ne soit voilé par les nuages. Je prêtais également attention à ne pas prendre de coup de soleil. La plupart du temps je restais assis sous un palmier, où je pouvais lire ou regarder le paysage et recevoir encore les bienfaits de la lumière naturelle du soleil, laquelle contraste avec la lumière artificielle ou la lumière solaire filtrée par des verres. Heureusement, j'étais capable de lire sans mes lunettes, car je les portais, à l'origine, pour voir loin. La raison précise pour laquelle je ne portais plus de lunettes teintées est qu'en plus du verre lui-même qui filtre quasiment tous les ultraviolets ainsi que certaines autres ondes plus courtes de l'énergie solaire, les caractéristiques de la lumière sont encore modifiées selon la couleur du verre.

Celui-ci agit comme un filtre limitant la transmission de toutes les autres couleurs ou ondes, et transmet un pic d'énergie de l'onde correspondant à la couleur du verre. Quand j'étais à l'hôtel, j'étais très tenté de regarder par une grande baie vitrée, la végétation tropicale et le bel océan bleu. Consciemment cependant, j'évitais de regarder à travers le verre de cette fenêtre et je conduisais le moins possible pour ne pas regarder à travers un pare-brise de voiture. J'évitais les lumières artificielles vives et ne regardais ni la télévision ni n'allais au cinéma.

Les effets sur mon arthrite étaient alors aussi bénéfiques qu'une injection d'un des extraits glandulaires dans l'articulation de ma cuisse, mais sans l'habituel inconfort qui durait de un à deux jours. Il n'y avait plus l'ombre d'un doute. Mon arthrite s'était vraiment beaucoup atténuée et j'étais heureux que ce ne soit pas le fait de mon imagination ou que je prenne mes désirs pour des réalités. De plus, après plusieurs jours à n'avoir pas du tout porté mes lunettes, mes yeux n'étaient plus aussi excessivement sensibles à la luminosité du soleil, même sur la plage. Avant la fin de cette semaine-là, j'ai joué plusieurs parties de golf sur un petit parcours en neuf trous et je suis allé marcher sur la plage sans ma canne. Je me sentais une personne nouvelle.

Les théories peuvent être des sujets intéressants de réflexion et de discussion, mais là il s'agissait de l'amélioration de mon problème d'arthrite, ce qui était bien plus personnel et réaliste. Peut-être suis-je une de ces personnes chanceuses dont on entend parler et qui vont mieux sans raison aucune, mais pour ma part j'étais persuadé que c'était dû à quelque chose. J'avais retiré mes lunettes et laissé la pleine lumière naturelle du soleil atteindre mes yeux et je m'étais efforcé de rester à l'extérieur six heures ou plus, que le temps soit ensoleillé ou nuageux. A mon avis, les résultats ont été assez convaincants : cette lumière reçue par les yeux doit stimuler l'hypophyse ou quelque autre glande telle que la glande pinéale, dont on sait peu de chose.

(…) Théoriquement, si cette idée d'énergie lumineuse influant l'alchimie corporelle basique est vraie, alors cela pourrait aller bien plus loin, dans la mesure où cette énergie serait responsable de la guérison de diverses affections et maladies, en particulier celle des personnes âgées ou celles de type dégénératif; cependant, cela nécessite d'autres approfondissements avant de pouvoir en tirer toute conclusion positive. Un ami à qui j'ai raconté mon expérience a entrepris la même démarche et son rhume des foins a disparu. Le fait de ne pas porter de lunettes et d'être dehors au soleil est-il à l'origine d'un changement dans l'alchimie corporelle qui fait que les grains de pollen ne se manifestent pas ? ".

John N. Ott.

Extrait de " Health and light : the effect of natural and articicial light on man and other living things ", Ariel Press, Etats-Unis, 1973, ISBN 0-89804-098-1

Infos sur les travaux du Dr Ott : http://www.ottbiolight.com (en anglais).