Extrait de BioContact N°113 - avril 2002 - dossier Lumière et Santé
Histoire d'UV
L'Immunité Extraordinaire du Personnel du Restaurant "Well of the Sea", à Chicago !
Ma femme et moi sommes allés dîner un soir dans un restaurant appelé le "Well of the Sea", dans le sous-sol de l'hôtel Sherman à Chicago. Dès que nous sommes entrés dans le restaurant j'ai remarqué que tout le plafond était équipé d'éclairages ultraviolets de type "lumière noire". Ces derniers avaient été installés seulement dans un but décoratif, afin de créer des effets fluorescents sur les vestes des serveurs ainsi que sur les menus, dans cette lumière pour le moins tamisée. Le lendemain matin, je suis retourné au restaurant avec un appareil, pour mesurer l'intensité des ultraviolets à différentes distances du plafond, comme le niveau de la table et le niveau des yeux des serveurs, qui marchaient directement exposés aux différentes lumières.
Je désirais également poser quelques questions au chef de rang. Vu l'inquiétude générale, surtout à cette époque, liée aux dangers de la surexposition aux ultraviolets, je me demandais depuis combien de temps ces lampes avaient été installées et s'il y avait eu dans ce restaurant plus de mouvements de personnel que de coutume. Je lui ai demandé si certains des serveurs se plaignaient de problèmes oculaires, de cancers de la peau, ou d'autres problèmes, tels que la stérilité, auxquels pourrait être incriminé le fait de rester longtemps sous les ultraviolets. Le chef de rang me dit que son équipe de serveur était quasiment la même depuis l'ouverture du restaurant, 18 ans auparavant. Il ajouta que les lampes UV avaient été continuellement utilisées pendant cette période, et que le compte-rendu de santé de son personnel avait été tellement excellent que le gérant de l'hôtel avait fait surveiller ce phénomène, par suivi médical, pour essayer de déterminer pourquoi ce groupe précis d'hommes était toujours au travail, même pendant les épidémies de grippe, alors que dans le voisinage de ce même hôtel, on manquait d'employés, à cause des congés maladie.
J'ai ensuite parlé avec le gérant de l'hôtel, qui m'avoua que ces hommes travaillant au "Well of the Sea" semblaient constituer un groupe particulièrement heureux, courtois et efficace, au sein duquel tout le monde paraissait bien s'entendre. Il me dit que l'on n'avait pas réussi à expliquer ce fait et que, en conclusion de l'étude, il apparaissait comme une simple coïncidence que ce groupe d'hommes soit autant en forme et satisfait. Je lui ai demandé si ces serveurs avaient passé une visite médicale à l'époque où ils avaient été engagés. Le gérant m'expliqua que cela n'était pas coutume et que ces hommes étaient en tête de liste quand le syndicat des serveurs avait été appelé pour fournir du personnel au restaurant. Je suis retourné à plusieurs occasions parler avec le chef de rang et ses serveurs, et vérifier si je n'en voyais pas un qui portait des lunettes, lesquelles empêcheraient les ultraviolets d'atteindre les yeux. Aucun d'entre eux ne portait de lunettes, ce qui est plutôt inhabituel à cette époque et à cet âge, et aucun ne s'était jamais plaint de quelque problème oculaire ou inconfort que ce fut pouvant résulter des lumières noires.
John N. Ott.
Extrait de " Health and light : the effect of natural and articicial light on man and other living things ", Ariel Press, Etats-Unis, 1973, ISBN 0-89804-098-1
Infos sur les travaux du Dr Ott : http://www.ottbiolight.com (en anglais).